Oh puis je change...

Oh puis je change...
[Oh] Oui, [Oh] Oui, [Oh] Oui...

viens ici.
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# Posté le samedi 10 mai 2008 09:54

Comme un point.

Comme un point.
J'me sens heureuse, sur cette vieille, mais pas tant que ça, photo.

Elle m'a dit qu'elle venait souvent voir par là. Pas moi. Mais pour finir, j'apparais ici.
Deux mois. PLUS. Deux mois. Que l'on croyait perdus. Cet endroit est triste. Je veux te quitter. Sans toujours, sans jamais. A bas les mots trop grands. Je veux du tout petit, tout précieux, de l'invisible, presque autant que toi.
Elle se remet à être dérangée (moi). Une seule à sû suivre l'ordre, le désordre et moi. Une. Sur toute cette planète. Non mais qui se rend compte de ces grandes choses précieuses? Qui a dit que le sens, le lisse, le parfait c'est beau? Ce n'est pas parfait, c'est compliqué, c'est comme des montagnes, pas de chemin tracé, pas de route à prendre. Faut tout créer. Se raconter nous même notre histoire, la dessiner, la lire, la partager. Comme un foutu bouquin. Cette vie.

Cet endroit, j'y ai pas habité. Chez moi c'est entre le début et la fin de toi. Chez moi c'est pas ailleurs. Alors je me promène, sans domicile, sans rien d'autre que moi. Seule avec moi, j'avais oublié que j'étais là. Aussi.

Il est parfait pour moi lui, alors je n'ai rien vu venir. Rien voulu voir. Tu m'as manqué aussi. J'aurai peut-être jamais le courage de te le dire.

Je reviendrai, parce que je réapprends à aimer les mots. Le temps comme la plume d'un stylo, le temps s'envole, la plume légère. Je suis moi, entièrement. Je redessine tous les contours. Pour ne plus laisser échapper ce qui est unique, ce qui fait moi. C'est des conneries les âmes qui s'envolent qu'à la mort, ça peut partir bien avant ça. J'ai pas fait attention. Mais c'est possible. Il était temps. Que j'me rende compte, que j'me rencontre.

L'avant, l'après, tout se confond. En meilleur. Alors pour l'avant, et ce qui blesse, je suis désolée, je vous aime, tout ceux qui savent que. Pour l'après, je vous aimerai, tout ceux qui savent que. Entre tout, maintenant, juste là, je tiens à vous, avant, maintenant, après.

Quelqu'un. Ne jamais l'oublier. Je suis. On s'additionne, c'est tout. La vie est belle, advienne que pourra. Ne jamais l'oublier. Se rapprocher plus souvent de lui, dans le silence, dans la nuit, tout contre soi, et l'écouter. Ce coeur, il bat. Ne jamais oublier. Que...
...putain, j'suis vivante.

# Posté le lundi 28 avril 2008 14:20

Modifié le lundi 28 avril 2008 15:37

C'est pas comme un bijou mais ça se porte aussi, un secret.

C'est pas comme un bijou mais ça se porte aussi, un secret.

# Posté le lundi 25 février 2008 16:31

Modifié le lundi 25 février 2008 16:55

Partir quelque part, être quelqu'un.

Ne rien dire et changer tout, voilà ma fin comme un début.
On ne remarquera pas, que j'ai changé, que je n'suis plus, celle qui n'était rien. Après tout.
J'me réveille un matin, hors de mon corps.
Je croyais en quelque chose, tu sais. Au fond, tout se vivait à l'intèrieur, je gardais tout, j'étais moi, en une seule part. J'étais heureuse, sans m'en rendre compte, sans comptes à rendre. Je repense à ce voyage au bout du monde, avec à chaque seconde le coeur prêt à partir ailleurs, découvrir le monde, prêt à tout, pourvu que j'me sente vivre.
Aujourd'hui, je souffre pour le sentir, ce coeur qui bat. On ne vit pas comme ça, non? Je crois que je vais partir. Sans mes cauchemards nuit après nuit, sans le boulot, sans les larmes qui coulent, qui coulent, qui coulent. Seule. Je me sens si laide à vos yeux, si laide, si vous saviez. Si vous saviez combien je hais ce que je suis devenue.
Je veux retrouver ce en quoi je crois. Ailleurs. Sans questions sans réponses.
Et ne plus avoir l'impression d'être seulement un corps qui marche, qui marche, qui marche. Sur place.
Je n'demande qu'à trouver, tant qu'il est tant, vous savez ce truc, ce truc qui fait qu'ça vaut le coup, ce truc qui fait qu'on sait pourquoi on est là, ce truc qui fait qu'on vit.

# Posté le jeudi 14 février 2008 13:51

C'est beaucoup "pas grand chose" quand on a plus rien.

C'est beaucoup "pas grand chose" quand on a plus rien.
Les partiels sont finis, un peu d'répit. De toute façon, au fond, c'était pas important, mais c'était la seule chose. La seule chose à faire. A penser. A réussir. C'est plus facile de passer des heures dans un bouquin que face à soi. Le jour où j'ai commencé à mentir, j'ai senti que c'était l'début de la fin. Que tout irait en chutant, ce serait lent et long. Ce serait jusqu'ici. Le fond serait ici. Que chaque chose que je perdrais serait dure à retrouver, que je n'cesserais pas de perdre, de me perdre. Jusqu'ici. Cette fois je le sais, je le sens, j'le veux. Que ça n'aille pas plus loin. J'aurais pas pû de toute façon. C'qui a tout fait déborder c'est la peur de tout perdre, TOI, puis Elles. Mais surtout Moi. Parce que moi j'compte moins que vous, c'est pas grave si moi j'suis pas heureuse. C'est c'que je me disais, mais j'avais tout faux. Vous avez fini par n'plus vouloir de moi, parce que j'étais devenue cette personne sans rien. Cette fille qui n'intéresse plus. Même moi j'me suis désintéressée de moi. Qui demande le vide? Celle qui ne supporte plus rien, qui est plus que jalouse, qui ne s'aime plus et n'aime plus rien, celle qui vous oublie parfois dans son chagrin, celle qui ne rie plus. A votre place, j'aurais fait pareil. Maintenant je veux redevenir juste quelqu'un. Je veux assumer l'vrai moi. Je vis sur les planches de théâtre depuis l'début, j'écoute du reggae et d'la musique latine aussi, j'écris en secret, je tombe amoureuse du moindre geste d'attention, je ris si souvent, je gère ma vie, l'travail, ça je sais faire, je suis drôle et j'me suffis à moi-même en une blague parfois, j'aime danser seule, j'aime bouger, voir le soleil, chanter plus mal que mal, marcher dans la montagne, m'habiller de mille couleurs, rire, j'aime être avec mon père, ma soeur, j'aime glander devant la télé, à zapper, à culpabiliser d'être une loque, j'aime prévoir une soirée qui restera importante parce que c'est rare, je n'sors pas beaucoup, je suis comme ça, j'aime pas le mouvement de la nuit en ville, je suis calme, je ne dis rien, l'instant d'après je te confis ma vie, j'fais rire mes amis, j'suis là pour eux, j'suis mature et responsable, je sais faire le bon choix, quand je le fais, parce que j'n'aime pas les choix, je ris, j'l'ai dit, je m'aime un peu, je suis moi et c'est tout. Voilà c'que j'veux retrouver. Voilà c'que j'veux m'laisser le droit d'être. Juste quelqu'un. Celle que j'étais. Et ne plus dire "nous" pour "je". Juste être moi. Pour qu'la vie vale le coup. Pour qu'tu m'aimes pour c'que j'suis. Pour que vous retrouviez une amie. Pour que j'me respecte. Juste parce qu'il était temps.

# Posté le vendredi 01 février 2008 12:50

Modifié le vendredi 01 février 2008 15:08