J'me sens heureuse, sur cette vieille, mais pas tant que ça, photo.
Elle m'a dit qu'elle venait
souvent voir par là. Pas moi. Mais pour
finir, j'apparais ici.
Deux mois. PLUS. Deux mois. Que l'on croyait perdus. Cet endroit est triste.
Je veux te quitter. Sans
toujours, sans
jamais.
A bas les mots trop grands. Je veux du tout petit, tout précieux, de l'invisible, presque autant que toi.
Elle se remet à être dérangée (moi). Une seule à sû suivre l'ordre, le désordre
et moi. Une. Sur toute cette planète. Non mais qui se rend compte de ces grandes choses
précieuses? Qui a dit que le sens, le lisse, le parfait c'est beau? Ce n'est pas parfait, c'est compliqué, c'est comme des montagnes, pas de chemin tracé, pas de route à prendre.
Faut tout créer. Se raconter nous même notre histoire, la dessiner, la lire, la partager.
Comme un foutu bouquin. Cette vie.Cet endroit, j'y ai pas habité. Chez moi c'est entre le début et la fin de
toi. Chez moi c'est pas ailleurs. Alors je me promène, sans domicile, sans rien d'autre que moi. Seule avec moi,
j'avais oublié que j'étais là. Aussi.
Il est parfait pour moi lui, alors je n'ai rien vu venir. Rien voulu voir. Tu m'as manqué aussi. J'aurai peut-être jamais le courage de te le dire.Je reviendrai, parce que je réapprends à aimer les mots. Le temps comme la plume d'un stylo, le temps
s'envole, la plume légère. Je suis moi,
entièrement. Je redessine tous les contours. Pour ne plus laisser échapper ce qui est unique, ce qui fait moi. C'est des conneries les âmes qui s'envolent qu'à la mort, ça peut partir bien avant ça. J'ai pas fait attention. Mais c'est possible. Il était temps. Que j'me rende compte, que
j'me rencontre.
L'avant, l'après, tout se confond. En meilleur. Alors pour l'avant, et ce qui blesse, je suis désolée, je vous aime, tout ceux qui savent que. Pour l'après, je vous aimerai, tout ceux qui savent que. Entre tout, maintenant, juste là, je tiens à vous, avant, maintenant, après.
Quelqu'un. Ne jamais l'oublier. Je suis. On s'additionne, c'est tout.
La vie est belle, advienne que pourra. Ne jamais l'oublier. Se rapprocher plus souvent de lui, dans le silence, dans la nuit, tout contre soi, et l'écouter. Ce coeur, il bat. Ne jamais oublier. Que...
...putain, j'suis vivante.